Victime d’une hémorragie cérébrale, Maud, cinéaste, se réveille un matin dans un corps à moitié mort qui la laisse hémiplégique, face à une solitude inéluctable.

Alitée mais déterminée à poursuivre son projet de film, elle découvre Vilko, arnaqueur de célébrités, en regardant un talk-show télévisé.

Son arrogance crève l’écran avec superbe : Maud le veut pour son prochain film. Ils se rencontrent. Il ne la quitte plus. Elle aussi, il l’escroque et lui emprunte des sommes astronomiques. Il lui prend tout mais lui donne une gaieté et une sorte de chaleur familiale.

Ce film raconte l’abus de faiblesse dont Maud est victime.

 

« La musique d’abus de faiblesse a été composée d’une manière instantanée par des improvisations sur l’image, au violon solo. Une très grande partie de cette musique a été enregistrée en première prise, ce qui a permis de conserver la fraîcheur du regard et la spontanéité de l’expression, en amenant aux images un effet de surprise permanent. La direction de Catherine Breillat a permis de conjuguer nos deux sensibilités de manière très osmotique, et il y a une analogie forte entre entre la manière dont ont été tournées les scènes, et la manière dont y ont été posées les musiques. Cette alchimie préserve l’impression de la magie de l’instant. »

Didier Lockwood