Globe-Trotter

Créé par: Didier Lockwood

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Globe-Trotter, qui sort parallèlement à une autobiographie, célèbre 30 ans de carrière d’un violoniste hors norme parmi les plus doués de sa génération – les années 80. Sur les traces d’un Stéphane Grappelli, mais aussi de Jean-Luc Ponty, Didier Lockwood, après s’être illustré dans le rock progressif aux côtés de Magma et Zao, n’a plus cessé de servir le swing sous toutes ses formes, en compagnie de grands jazzmen du monde entier. Là, c’est en quartette, épaulé par le pianiste et organiste Benoît Sourisse, le saxophoniste Stéphane Guillaume et le batteur André Charlier qu’on le retrouve. Ses qualités sont demeurées intactes : lyrisme vibrant, facilités mélodiques et virtuosité ne tournant jamais à vide font de lui un soliste séduisant, ici à la fête. L’ensemble est complété par un bonus qu’il a longuement rodé sur scène : une variation sur « Les Mouettes » que les amateurs connaissent. –Hervé Comte

Didier Lockwood: Violons, trompette, mandoline
Benoît Sourisse: Orgue Hammond, piano
Stéphane Guillaume: Saxophones, flutes, clarinettes, voix, palmas
André Charlier: Batterie, percussions

Invités:

David Enhco: trompette sur « pyramides »
Lulendo: voix sur « Lisanga »

Birds in the kitchen (Benoît Sourisse)
« Parfois mon père s’amusait de lui même en prétendant avoir du sang écossais dans les veines. Il n’était pas avare, loin de là, simplement inquiet à l’idée que sa famille puisse un jour manquer de quelque chose.
Tango Tanguant (Didier Lockwood)
« A l’Olympia, Georges Moustaki, que j’accompagnais, s’était fait plaisir en invitant pour sa première partie le génie du tango moderne, Astor Piazzola. J’arrivais chaque soir à l’heure pour assister à son passage. C’était magique… Sa musique d’une force incroyablement lyrique me prenait à la gorge…
Pyramides (Didier Lockwood)
« Il y a eut aussi ce merveilleux voyage en Egypte. Caroline et moi étions saisis par le décor grandiose des pyramides que nous imaginions perdues dans l’immensité desertique… Sur place nous découvrions avec tristesse, que le désert, veritable poubelle du Caire, était grignoté de part en part par des kilomètres de bidonvilles, ou la misère flirtait avec la splenduer passée des Pharaons… Peut être en a t-il toujours été ainsi…
Somewhere at East (Didier Lockwood)
« A Omsk en Sibérie, il faisait déjà pour ce mois de novembre, une température de moins 20 degrés. La rivière était gelée et le paysage féerique.
Nathalie in paradise (Didier Lockwood)
C’était une artiste peintre énergique, d’une rare sensibilité et formidablement volontaire. Elle nous quitta à l’age de 40 ans suite à une longue maladie, qu’elle combattit avec un courage et une dignitée hors du commun. Elle nous manque…
Nina Vella (Stéphane Guillaume)
« J’avais rencontré deux musiciens espagnols extraordinaires, le bassiste Carlos Benavent, et le pianiste Juan Albert Amargos; ils accompagnaient le génial guitariste de flamenco Paco de Lucia. Comme tous les musiciens de jazz, je reste grisé par les rythmes espagnols, mélange de sensualité et de fierté… »
Lisanga (André Charlier)
« C’est à Dakar, ou j’étais invité par le chanteur Yousoun n’Dour à participer à un concert qu’il donnait au « Kilimandjaro ». Il y avait 2000 personnes dans cet immense club dansant « collés serrés », l’ambiance était extraordinaire. Le groupe se mit à jouer alors que les cuivres continuaient de s’accorder. Il me fallut bien 5 minutes pour comprendre ou se trouvait le premier temps… »
Coucouland (Didier Lockwood)
« Arrivé à New York, je prenais un taxi qui me conduisait de l’aéroport à l’hôtel qui se trouvait en plein centre de Manhattan. J’étais completement perdu et impressionné par cette ville ramassée sur elle même, véritable fourmilière chauffée à blanc par un soleil de plomb vers lequel ce tendaient des centaines de tours… »Au-delà des nuages(Benoît Sourisse)
« Stéphane Grappelli avait expiré comme son archet quittait la corde après avoir posé la dernière note de « Nuages », simplement doucement, à regrets… »Spopondrilloches (Benoît Sourisse)
« …Elle dansait la samba dans une discothèque à ciel ouvert. Divine jeune femme, son corps scultural ondulait sensuellement au rythme du surdo et de la coueka. Le mélange de cette vision envoûtante et de la Caipirinha, nous avait mis dans un étrange état d’exitation… »Extraits de l’autobiographie « Profession: Musicien de Jazz ou la vie improvisée », de Didier Lockwood chez Hachette Littérature.Le solo:Depuis près de 20 ans, je joue à chacun de mes concerts, un solo improvisé. Solo qui s’est construit et transformé au fil du temps et de l’évolution des nouvelles technologies musicales. Jamais encore cette pièce n’avait été enregistrée dans sa forme actuelle. Il me semblait donc opportun de profiter de l’anniversaire de mes 30 ans de carrière pour l’offrir au public qui me la réclamait si ardament à chacune de mes représentation. Ce tour du monde des musiques est exécuté au violon, à l’exeption d’un solo de mandoline. La juxtaposition des séquenses musicales et leurs construction sont le fait d’enregistreurs numériques en temps réel. Je n’utilise pas le synthétiseur, seulement des « effets » qui modifient le son du violon. Globe-Trotter (violon solo) a été enregistré dans les conditions ‘live ». Je dédie cette pièce à mon frère Francis qans qui je n’aurais jamais connu le plaisir de l’improvisation et tous ces grands moments de bonheur.
Bon Voyage !Didier Lockwood

 

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